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Déduction concurrente

Participants : Iliès Alouini, Claude Kirchner, Christopher Lynch, Christelle Scharff

Notre travail sur la déduction concurrente nous a permis de concevoir et d'implanter d'une part la réécriture conditionnelle concurrente et d'autre part la complétion concurrente basée sur la notion de graphe SOUR.

Jusqu'à maintenant, nous avions traité exclusivement le cas des systèmes de réécriture non conditionnels, tant du point de vue du modèle que de l'implantation. Nous avons conçu et implanté une transformation des systèmes conditionnels en systèmes non conditionnels qui préserve au mieux la concurrence inhérente du système et qui repose naturellement sur le modèle de réécriture non conditionnelle concurrente [12]. Cette transformation s'implante facilement dans le modèle non-conditionnel que nous avons développé les années précédentes puisqu'en particulier les drapeaux d'irréductibilité sont de toute façon nécessaire pour détecter la fin du processus de normalisation. Par ailleurs le modèle d'implantation a été étendu : on peut maintenant expérimenter en utilisant une répartition atomique où un noeud du terme à réduire correspond à un processus, ou bien en utilisant un modèle à granularité plus grosse où un processus agit sur plusieurs noeuds du terme. Le prototype RECO  [51] écrit en utilisant les bibliothèques PVM et MPI fonctionne sur réseau de station de travail et sur les machines Power Challenge Array et Origin 2000 du Centre Charles Hermite. Les problèmes de répartition de charge initiale et dynamique, spécifique à la réécriture concurrente, sont maintenant à étudier.

Une autre approche de la déduction concurrente que nous avons développée cette année est basée sur la notion de graphe SOUR. Cette structure de données permet de représenter au niveau objet toutes les opérations nécessaires de passage au S ous terme, d'O rientation, d'U nification et de R éécriture. Contrairement aux structures existantes jusqu'alors, le symbole de réécriture est accessible directement au niveau objet, ce qui permet d'implanter naturellement et directement les règles de déduction avec contraintes. Dans le modèle que nous avons développé, chaque noeud d'un graphe SOUR est un processus et les arcs sont des liens de communication. Par conséquent la concurrence est au niveau des termes et la localisation des transformations permet d'éviter le recours à une mémoire globale ou à des synchronisations explicites. Par ailleurs cette approche permet d'implanter des stratégies de déduction qui autorisent la simplification sans restriction. Enfin il n'y a jamais inconsistance du graphe SOUR sous-jacent par effets de bord des actions asynchrones [32]. La procédure a été implantée dans le cas de la complétion close en C, en utilisant PVM et la librairie Leda conçue au MPI à Saarbrücken.



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